L’HOMME-DE

de Luke Rhinehart

21 mai 2015 - 0 commentaires

L’HOMME-DE (couverture)

Alors que tout lui sourit, un éminent psychiatre et père de famille comblé décide, à la fin d’une soirée arrosée, de remédier à l’ennui qui l’assaille. Dorénavant, le hasard conditionnera chaque instant de son existence.

Exalté par sa première expérience, Luke Rhinehart renonce à tout libre arbitre et s’en remet dorénavant à la décision du dé-Dieu. Muni d’un jeu de dés et après de savants calculs de probabilités, notre héros retrouve ce goût de la vie qu’il pensait perdu: son sel. Ce mode de vie d’abord appliqué à un cercle restreint de ses connaissances s’élargit et tel un virus contamine à peu près tous les aspects de son univers. Famille, amis, collègues, patients, inconnus s’initient à cette nouvelle méthode. L’engouement est tel que des centres thérapeutiques voient le jour à travers le pays. Cet emballement éveille la suspicion des médias, du corps médical, irrite les forces de l’ordre, et pose la question du bien fondé d’une thérapie qui déresponsabilise tout patient la suivant. La dé-thérapie est-elle l’ultime solution à tous les complexés de la Terre? Un joli pied de nez pour accomplir, sous couvert de traitement psychiatrique, les pires excès qu’un cerveau malade ou très imaginatif nourrit? Une nouvelle religion? Un élément subversif à contrer?

Alternant le « je » et le « il », Luke Rhinehart, pseudonyme de l’auteur George Powers Cockcroft professeur d’anglais de son état, se livre entièrement dans des chapitres d’inégales longueurs. Des longueurs, il y en a surtout que le bougre n’est pas avare en confidences sur sa sexualité. Les bons mots, comiques et percutants, ne réussissent pas à alléger ce roman certes généreux mais terriblement bavard. La fin est le meilleur moment car ça se termine enfin!

Loin d’être un pensum en soi, les mots déboulent, déroulent sans marquer le lecteur, ce dernier se demandant à la dernière page le pourquoi  de cet achat. Encore une fois, en rien cette lecture est désagréable à proprement parlé mais quid du point. Tout livre culte qu’il est, L’homme-dé m’est passé au-dessus de la tête. En vous souhaitant une bonne lecture.

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