SERPENT ROUGE

de Hideshi Hino

11 septembre 2013 - 0 commentaires

SERPENT ROUGE (couverture)

Un one-shot qui mélange horreur-gore-fantastique-grotesque-déviances sexuelles-rapports familiaux border line. Il parait que c’est humoristique, j’en cherche encore la trace. Acheté à sa sortie, lecture toujours remisée à plus tard, éloignant ainsi une éventuelle déconvenue. Ni déçue ni trompée par le produit, seulement interpellée par les raisons de cette acquisition: je me vois m’en saisir mais le pourquoi m’échappe. Sans doute la couverture m’avait amusée. C’est loin tout ça.

Sinon, le sujet du Serpent Rouge?

Il commence et se termine par la même scène: un gamin tente de fuir une gigantesque et dédaléenne maison qui n’est pas sans rappeler le château Gormenghast de Mervyn Peak plantée au milieu d’une forêt inextricable pour se retrouver toujours au même endroit. Extérieur et intérieur se ressemblent, éveillant chez ce garçon une irrépressible angoisse et un désir pressant de quitter les lieux. On partage sa peur, la famille est plus que barrée.

Déjà la maison, titanesque par ses proportions, est l’objet d’une malédiction. Un gigantesque miroir en bronze qu’il est déconseillé de trop regarder, sorte de talisman contre les maléfices, bloque l’accès à l’autre partie de la demeure. La légende familiale dit qu’il existe une pièce en particulier, La Chambre Close, qui renferme en ses murs toutes sortes de démons aux capacités de nuisance infinies. Au vu de la famille, ne serait-il pas préférable d’en lâcher deux ou trois de ces créatures ignobles? Sur les trois générations qui y logent, pas un est à sauver. Le père élève d’étranges vers dont il nourrit ses poules sauf les ingrates qu’il zigouille sans pitié. La grand-mère dort dans un nid fabriqué maison dans lequel elle couve les œufs que lui rapporte le fiston chaque matin. Le grand-père se fait masser son furoncle purulent tous les jours par sa belle-fille. La grande sœur se nourrit des vers volés au père. A part le petit, ils sont tous cinglés et malsains.

Une histoire entre cauchemar et malédiction sans grand intérêt au final.

Opinion personnelle: quitte à liquider ce qui vous reste de neurones, autant se payer un marathon Rob Zombie ( The Devil’s rejects, House of the 1000 corpses, ainsi de suite). C’est en général bien joué, plutôt bien filmé et le story telling tient la route. Je dis ça, je dis rien. A vous de voir.

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